Bassin minier – La valse des fermetures de classe a commencé, Sanvignes ouvre le bal

A l’Education nationale, on connaît la musique. Chaque année, à l’arrivée du printemps, les informations tombent et des communes tombent de leurs chaises.

Un communiqué publié le 23 mars a donné le ton. Catherine Pierre, directrice académique de Saône-et-Loire qui s’était imposée une période de réserve en raison des élections municipales mentionnait : « que la carte scolaire en saurait se réduire à un mode de calcul qui détermine les ouvertures et fermetures de classe : le travail mené prend en compte des réalités territoriales pour garantir des équilibres en faveur de la réussite de tous les élèves de Saône-et-Loire (…) adaptées aux évolutions démographiques et aux besoins des élèves ».

« Quelle image revoie l’Education nationale en annonçant les suppressions de classe le lendemain des élections municipales, ce qui nous laisse dix jours pour contester les décisions » formule un parent d’élève.

Cette année, le bassin minier est touché de plein fouet par les fermetures de classe, Saint-Vallier, Blanzy, Montceau-les-Mines, Ciry-le-Noble et Sanvignes sont sur la liste.

Ce vendredi matin, les parents d’élèves de l’école Liberté-Ferry de Sanvignes ont manifesté devant l’établissement scolaire à l’heure de la rentrée des classes. Des Sanvignards et des élus, notamment madame le maire, Viviane Perrin se tenaient aux côtés des parents d’élèves.

« Nous ne comprenons pas la décision de la direction académique des services de l’Education nationale de supprimer une classe à l’école Liberté-Ferry. Effectivement, l’année prochaine, nous perdons que quatre élèves (141 cette année, 137 en septembre 2026), soit moins d’un élève par classe avec le dispositif Ulis (unité localisé pour l’inclusion scolaire) complet » déclarent les représentants d’élèves.

La baisse démographique est souvent mise en avant pour justifier des suppressions de postes et de classes, dénonçait la FCPE.

« Il faut faire des enfants mais la fermeture de classe ne donne pas envie d’en faire si c’est pour qu’ils se retrouvent dans une école qui baisse en qualité » souligne Antonin Buffet, élu des représentants des parents d’élèves Liberté-Ferry. « Fermer des classes de primaire, c’est éroder les fondations en français, mathématiques et en sciences de nos enfants ».

A Sanvignes, citoyens et élus refusent que les enfants remplissent un tableur Excel. « Nous refusons la fermeture d’une classe » répètent les parents d’élèves.

Dans la journée, madame le maire transmettra un courrier à la DASEN. « Nous irons à Mâcon s’il le faut » déclare Viviane Perrin.

Le concert des parents d’élèves et des élus mécontents ne fait que commencer.

J.B.

 

 

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