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Au moment où l’aiguille de l’horloge du temps va basculer du 31 décembre au 1er janvier, le même rituel s’installe. A moins que… L’informateur de Bourgogne n’en décide autrement.
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On est là, ensemble, à 23 h 59, quand le temps semble retenir son souffle. Ce n’est pas l’impatience, c’est la conscience du passage. Il y a quelque chose de beau dans cette lenteur. Elle dit que tout n’a pas besoin d’être précipité pour avancer.
Que même quand l’aiguille ne bouge pas encore, le temps, lui, travaille.
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A 23h59 et 50 secondes, juste avant le décompte, toutes les lumières s’éteignent. Pas une panne banale, tout, absolument tout plonge dans le noir. Silence total. Plus de musique. Plus d’écrans. Même les téléphones semblent morts.
Puis, à minuit pile, une voix d’enfant résonne, douce et claire, venant de nulle part : « Si cette année devait être différente, qu’est-ce que tu changerais maintenant ? »
Une seconde de flottement. Certains rient nerveusement. D’autres retiennent leur souffle.
Et là, une pluie de lumières s’allume lentement au-dessus des gens, pas des feux d’artifice, mais des milliers de petits drones lumineux, chacun affichant un mot unique :
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Pardon.
Oser.
Recommencer.
Dire la vérité.
Aimer mieux.
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Chaque personne lève les yeux… et découvre son mot.
La musique revient, mais très doucement. Les gens ne s’embrassent pas tout de suite. Ils se regardent autrement. Certains pleurent. D’autres rient. Quelques-uns prennent quelqu’un dans leurs bras avant même de se souhaiter bonne année.
Et au moment où les embrassades commencent enfin, les lumières disparaissent d’un coup, comme si rien ne s’était passé.
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Le lendemain, tout le monde en parle. Mais personne n’est vraiment d’accord sur les mots. Certains jurent n’avoir rien vu.
D’autres disent que leur mot a changé leur année. Et pendant longtemps, à chaque réveillon, quelqu’un finit toujours par demander : « Tu te souviens… de cette nuit-là ? »



