Recherche – Le masitinib, un sérieux espoir pour les malades atteints du covid-19

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Dans un communiqué de presse publié ce mardi 20 juillet 2021, la société AB Science SA (une société française) dont l’action en bouse a pris + 12.96% juste avant la publication, annonce le résultat de recherches qui donne un nouvel espoir aux malades atteint du covid-19. Cette fois-ci, il n’est pas question d’un vaccin mais d’un médicament comme a pu l’être à un moment la chloroquine.

Il s’agit du masitinib qui a été identifié comme un agent antiviral capable de traiter la covid-19 et, surtout, tous les variants.

Dans l’article, il est indiqué : Chez des souris infectées par le SARS-CoV-2 puis traitées avec le masitinib, il a été observé une réduction supérieure à 200 fois des titres viraux dans les poumons et le nez, ainsi qu’une amélioration de la pathologie pulmonaire globale et une réduction significative des niveaux de cytokines pro-inflammatoires. Dans l’ensemble, les résultats ont montré que le masitinib diminue rapidement et efficacement la charge virale du SARS-CoV-2 chez les souris (réduction supérieure à 99% de la charge virale au jour 6), réduit l’inflammation et présente un bénéfice potentiel sur la survie et les scores cliniques. De façon remarquable, le masitinib s’est également montré efficace, in vitro, contre tous les variants préoccupants ayant été testé, y compris les variants Alpha, Beta et Gamma qui se propagent rapidement ».

Le professeur Savas Tay, chercheur principal de l’étude et auteur de l’article (Pritzker School for Molecular Engineering, Université de Chicago) a déclaré : « Nos données suggèrent que l’administration du masitinib serait davantage bénéfique peu de temps après l’infection, lorsqu’un antiviral est susceptible d’avoir le plus d’effet, ce qui est une option réalisable pour le masitinib car il est administré facilement par voie orale. Les avantages potentiels du masitinib doivent être soigneusement étudiés dans les essais cliniques. »

AB Science annonce également qu’une étude clinique  _ sur l’homme _ est actuellement en cours.

J.B.

Nous publions le communiqué en question.



PUBLICATION DANS LA REVUE DE RENOMMÉE MONDIALE SCIENCE CONFIRMANT LE POTENTIEL DU
MASITINIB COMME TRAITEMENT DE LA COVID-19 AVEC UNE ACTIVITÉ ANTIVIRALE CONTRE LE SARS-COV2 ET TOUS SES VARIANTS TESTÉS LE MASITINIB RÉDUIT EFFICACEMENT LA CHARGE VIRALE DU SARS-COV-2 IN VIVO, REDUIT L’INFLAMMATION ET A DEMONTRÉ UN BENEFICE POTENTIEL SUR LA SURVIE ET LES SCORES CLINIQUES
Paris, 20 juillet 2021, 18h
AB Science SA (Euronext – FR0010557264 – AB) annonce la publication d’un article revu par les pairs intitulé « Masitinib is a broad coronavirus 3CL inhibitor that effectively blocks replication of SARS-CoV-2 » dans la revue Science [1]. L’article fait état de travaux de recherche ayant identifié le masitinib comme un agent antiviral à large spectre capable de traiter le SARS-CoV-2 (le virus à l’origine de la COVID-19), avec notamment la démonstration d’une activité in vivo chez la souris, avec une efficacité maintenue, in vitro, contre les variants préoccupants du SARS-CoV-2.
Cet article ainsi que les informations supplémentaires l’accompagnant sont accessibles sur le site internet de la revue : https://science.sciencemag.org/lookup/doi/10.1126/science.abg5827
Les recherches menées par le professeur Savas Tay et le Dr Nir Drayman de la Pritzker School for Molecular Engineering (Université de Chicago, États-Unis) ont examiné une bibliothèque de 1 900 médicaments cliniquement sûrs et ont identifié le masitinib comme l’inhibiteur le plus puissant de la principale cible responsable de la reproduction du virus, une protéase appelée 3CLpro.
Les médicaments ciblant la protéase virale de type 3C constituent une option thérapeutique intéressante pour la COVID-19, notamment parce qu’ils sont considérés comme moins vulnérables au développement de variants induisant la résistance aux médicaments du SARS-CoV-2; cependant, aucun médicament ciblant la protéase de type 3C n’est encore enregistré pour le traitement de la COVID-19. Ce mécanisme d’action antiviral avec effet direct distingue le masitinib de nombreux autres médicaments contre la COVID-19, notamment les inhibiteurs de polymérase ou les anticorps monoclonaux.
Cet article fait également état, pour la première fois, de données sur l’efficacité du masitinib en tant que médicament anti-SARS-CoV-2 chez l’animal. Chez des souris infectées par le SARS-CoV-2 puis traitées avec le masitinib, il a été observé une réduction supérieure à 200 fois des titres viraux dans les poumons et le nez, ainsi qu’une amélioration de la pathologie pulmonaire globale et une réduction significative des niveaux de cytokines pro-inflammatoires. Dans l’ensemble, les résultats ont montré que le masitinib diminue rapidement et efficacement la charge virale du SARS-CoV-2 chez les souris (réduction supérieure à 99% de la
charge virale au jour 6), réduit l’inflammation et présente un bénéfice potentiel sur la survie et les scores cliniques. De façon remarquable, le masitinib s’est également montré efficace, in vitro, contre tous les variants préoccupants ayant été testé, y compris les variants Alpha, Beta et Gamma qui se propagent rapidement.
Les résultats ont également montré que, in vitro, le masitinib est puissant contre de multiples virus coronaet picorna (des agents pathogènes humains qui causent une série de maladies dont le rhume, la méningite, l’hépatite et la poliomyélite). Ainsi, le masitinib est un antiviral à spectre relativement large avec une activité potentielle contre de multiples virus qui dépendent de la protéase 3CL pour compléter leur cycle de vie.Le Dr Nir Drayman, chercheur principal à la Pritzker School for Molecular Engineering (Université de Chicago) et l’un des principaux auteurs de l’article a commenté : « Il faudra beaucoup de temps pour vacciner la population mondiale et l’émergence de variants rendant les vaccins inefficaces reste une possibilité. Par conséquent, il existe un besoin continu de nouvelles options thérapeutiques dans la COVID-19, ainsi que d’antiviraux qui pourraient être utilisés contre les futurs virus émergents. Il est donc très encourageant que le masitinib ait démontré ces deux propriétés, en montrant une activité contre tous les variants préoccupants du SARS-CoV-2 que nous avons testés, y compris les variants hautement transmissibles Alpha, Beta, Gamma, et également une activité antivirale à large spectre avec le traitement possible de plusieurs autres maladies virales. »
Le professeur Savas Tay, chercheur principal de l’étude et auteur de l’article (Pritzker School for Molecular Engineering, Université de Chicago) a déclaré : « Nos données suggèrent que l’administration du masitinib serait davantage bénéfique peu de temps après l’infection, lorsqu’un antiviral est susceptible d’avoir le plus d’effet, ce qui est une option réalisable pour le masitinib car il est administré facilement par voie orale. Les avantages potentiels du masitinib doivent être soigneusement étudiés dans les essais cliniques.”
AB Science a récemment signé accord de licence exclusif avec l’Université de Chicago pour mener des recherches sur la prévention et le traitement de la Covid-19 avec le masitinib et d’autres médicaments brevetés par AB Science [2]. Dans le cadre de cet accord, AB Science a fourni le masitinib et plus de 130 autres médicaments brevetés par AB Science qui ont démontré une activité contre la protéase principale du SARS-CoV-2, 3CL-Pro, par le biais d’une méthodologie de criblage virtuel, et bénéficiera ainsi de la plateforme de recherche exclusive de l’Université de Chicago.
Alain Moussy, cofondateur et PDG d’AB Science a commenté : « Nous sommes déterminés à poursuivre le développement du masitinib et de ses analogues dans le traitement de la COVID-19. Une étude clinique est actuellement en cours dans le traitement de patients hospitalisés atteints des formes modérées et sévères de la COVID-19. Sur la base de ces nouveaux résultats démontrant l’activité antivirale du masitinib, nous allons lancer une deuxième étude évaluant l’activité antivirale du masitinib chez des patients présentant des formes symptomatiques légères et modérées de la COVID-19. »
Avec un facteur d’impact de 51,4 sur 5 ans, Science est l’une des meilleures revues académiques au monde.
Science touche un lectorat mondial estimé à plus d’un million de personnes.

 

 

12 commentaires

  1. Preuve que le tout vaccin imposé chez nous n’est qu’une stratégie parmi d’autres… en sus terriblement irresponsable avez la technologie actuelle. Le traitement précoce de la maladie est pourtant une voie parallèle, une autre corde à notre arc… combattue à mort par la grande industrie.
    Bravo Jean-Bernard d’avoir ainsi l’audace de braver la bien-pensance et sa propagande.
    L’Benoit
    PS – Mais n’enterrez pas pour autant la chloroquine, arme précoce qui bénéficie d’une opinion positive ds de nombreux pays qui l’utilisent couramment…

    • Très bonne chose ; mais mon cher Benoit ; le vaccin lui a permis déjà de sauver un grand nombre de personnes dans le monde entier , pas seulement en France . Je pense que vous n’êtes pas médecin , moi non plus d’ailleurs mais en s’informant un peu ,on peut facilement trouver les études médicales qui prouvent qu’il y a énormément plus d’intérêt d’être vacciné que l’inverse . Les dernières concernant le nombre de personnes infectées actuellement en France est assez édifiant car plus de 95% des personnes infectées ne sont pas vaccinées et les malades du covid entrant en réanimation sont 100% non vaccinés dans 30 gros hôpitaux .

    • C’est vrai que tous les pays que vous avez cité il y a quelques mois, comme la Tunisie, l’Inde, ont été sauvées par la chloroquine !

      Des fois, vaut mieux éviter de raconter des choses sans arguments solides ….

      LOL

  2. Je cite l’article :

    « … l’action en bouse a pris + 12.96%… »

    LOL

    Cette action, alors, elle sent la m…e ? 🙂 🙂

    LOL

  3. A Republiquin —-> Quelle personne de bon sens, de bonne foi peut affirmer que 100% des personnes entrant en réanimation sont non vaccinées ? Débrancher votre tv et branchez votre cerveau et gardez vos certitudes.

    • en étant pas vacciné il y a plus de risques d’entrer en réanimation c’est quand meme une certitude

    • Les entrées en hôpital et en réanimation ne sont pas comptabilisées par le gvt mais par des personnels soignants (médecins , infirmières , etc..) donc vous êtes en train de déclarer que les soignants trafiquent les chiffres . Vous rendez vous compte que vous mettez en cause des gens qui se battent depuis 16 mois pour soigner , sauver des vies. Avec la position que certains adoptent contre la vaccination , il est évident que les personnes qui vont entrer dans les hôpitaux seront quasiment que des non-vaccinés , pas besoin de sortir de St-Cyr pour l’imaginer.
      Pour ce qui est de mon cerveau ; pas de problème ; vos certitudes ne sont pas les mêmes que les miennes mais moi je pense à autrui en étant vacciné pour participer (comme près de 56% de français ayant reçu un dose ou 46% étant totalement vaccinés) à ce que j’espère la fin de cette pandémie le plus rapidement possible pour vous comme pour moi. Comme vous semblez me conseiller , je vais moi aussi vous donner un conseil , laissez tranquille FCB et ses différents sites aussi farfelus les uns que les autres ; sur le net les revues médicales sérieuses vous renseigneront beaucoup mieux. Et elles ne sont pas payées par l’état ne vous déplaise.

  4. C’est ainsi que fonctionne la propagande… quelques « éléments de langage », arguments simplistes et diversement digérés et un troupeau de « repuliquns » remplis de suffisance pourront prendre les autres de haut, sûrs que la parole du pouvoir est la bonne… et que leurs lectures sont meilleures que celles du voisin.
    Plus tordu encore est de prêter à l’autre des positions caricaturales, bien sûr faciles à démentir… La chloroquine aurait sauvé l’inde et la Tunisie ??????
    … tout juste diminué le portage viral en phase initiale, évitant bien des évolutions graves… en somme ce que les plus lucides attendent seulement du vaccin. Il n’y a pas de solution miracle, alors pourquoi ne pas utiliser toutes les solutions partielles qui coexistent ??? Mais ça ne colle ni avec les jupiters martiaux, ni avec le capital pharmaceutique et ses serviteurs qui veulent surtout sauvegarder pour eux-seuls leur terrain de jeu (et de lucre).

    • « Dans les périodes de transition comme la nôtre, (…) le « parler-vrai » se révèle inopérant, car il professe des dogmes là où il faut précisément ouvrir les yeux et faire fonctionner son cerveau. En résulte une sorte de rigidité qui transforme la vérité en mensonge officiel, car le décalage entre la réalité et les outils du discours dominant devient abyssal ». (p87)
      « Les interrogations sur l’état de la science aujourd’hui illustrent deux vecteurs de dénaturation de la vérité, particulièrement actifs dans nos sociétés : la fragmentation de la vie sociale, qui empêche la recherche de devenir une « affaire publique », et le mélange des genres. » (p47)
      « Le mensonge néolibéral a donné lieu au mensonge populiste, son corollaire » (p113)
      DERNIÈRES NOUVELLES DU MENSONGE de Anne-Cécile ROBERT.

  5. Il ne faut pas s’emballer !
    Extrait de https://fr.wikipedia.org/wiki/AB_Science :
    « Toutefois, les études en cours sur le masitinib sont interrompues le 1er juin 2021 face à un risque potentiel de cardiopathie ischémique » (insuffisance coronarienne).
    Si ce médicament obtient une autorisation de mise sur le marché, ce sera probablement sous stricte contrôle médical, cardiaque notamment …

  6. Pourquoi on en parle pas dans les JT et bien sur les chaines d’infos ?

  7. oui ils font des recherches pour un médicament çà va venir mais l’urgence c’est de stopper la pandémie , donc les vaccins

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