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Le Creusot – Dispositif Garantie Jeunes : sans emploi, sans formation mais pas sans espoir

L’événement devait se tenir en présence du sous-préfet d’Autun retenu au dernier moment car depuis ce lundi, au même titre que Montceau-les-Mines, Le Creusot est désormais relier à la Garantie Jeunes dans les locaux d’AGIRE en plein coeur de la cité industrielle.

Jusqu’à présent, les jeunes du bassin creusotin devait se rendre à Montceau-les-Mines, ce qui, pour certains, posait un problème de mobilité. « Vous avez désormais un dispositif plus proche de vous » se réjouit David Marti, maire du Creusot et président de la CUCM.

Ainsi, une salle dans les locaux d’AGIRE a été spécialement aménagée pour lancer la première cession Garantie Jeunes. « Pendant douze mois, les jeunes de 16 à 25 ans, sans emploi et sans formation sont accompagnés » explique la directrice générale AGIRE Creusot Montceau, Marie-Lise Calabria. « Sur une année, c’est une centaine de jeunes qui bénéficie de cette GJ, ils sont 200 000 sur toute la France » ajoute-t-elle.

1 jeune 1 solution trouve donc un écho au Creusot qui est une réponse à une demande du territoire. « On peut réussir sa vie professionnelle même sans diplôme, il faut saisir les opportunités et cela ne dépend que de vous » s’adresse aux huit jeunes, David Marti. « On est content de sa vie professionnelle quand on exerce le métier qu’on fait et, dans votre cas, vous avez également des personnes qui vous accompagnent. Ils vous emmènent là où vous déciderez d’aller » leur dit-il également.

Multiplier les stages pour multiplier

les chances de trouver un emploi

Dans l’immédiat, il manque un chargé de relation avec les entreprises _ le recrutement est en cours _  mais d’ici-là, les huit jeunes creusotins dont un de Torcy, vont devoir reprendre confiance en eux, se persuader qu’ils ont l’étoffe à chercher et trouver un emploi. C’est tout un processus qu’il entament avec Frédéric pour mieux appréhender le monde du travail. Sans jamais être seuls, ils chercheront des stages de 15 jours en entreprises, apprendront à rédiger un CV, simuleront des entretiens, passeront même un bilan de santé ou encore participeront à un atelier de raisonnements logiques pour se préparer aux tests de recrutement.

« La solution, c’est vous qui l’avez » souligne encore David Marti. « Alors à bientôt pour un contrat d’embauche » leur lance Catherine Bizourd, secrétaire générale à la sous-préfecture d’Autun.

En effet, les opportunité ne vont pas manquer, « surtout en cette sortie de crise, des métiers comme dans la restauration sont déjà en tension. Il y aura de la place pour des jeunes avec une qualification minimum » assure le maire du Creusot. Multiplier les stages, c’est multiplier les chances d’accrocher un job. Et pendant leur parcours GJ, les jeunes perçoivent une indemnité de 497 €.

Au boulot ! Sans emploi et sans formation mais pas sans espoir.

Jean Bernard

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