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Le Creusot – Charles Landre demande l’annulation du conseil municipal

Communiqué de Charles Landre, élu de l’opposition au conseil municipal du Creusot suite à la convocation du conseil municipal ce dimanche et l’élection du maire.

Nous sommes face à une pandémie

ne réunissons pas les Conseils municipaux

Le pays fait face à une pandémie.  Chaque jour les soignants de ce pays aident les français contaminés par le coronavirus à lutter contre le mal. Chaque jour plus de cas. Chaque jour plus de morts. 

Les hôpitaux de l’est de la France sont engorgés. Les hôpitaux de Saône-et-Loire se préparent à une vague de malades sans précédent. Ils en traitent déjà beaucoup. Je pense d’abord aux soignants qui nous protègent, à leur dévouement et à leur immense courage.

La France et le monde connaissent une situation de crise sanitaire absolument inédite et le mot d’ordre du gouvernement est de “rester chez soi” alors que chaque rencontre peut faire des victimes supplémentaires. C’est le seul moyen d’endiguer la progression de la maladie. L’Italie après 2 semaines de confinement total connait seulement depuis hier un ralentissement de l’augmentation du nombre de cas à l’Hôpital.

Pourtant, le gouvernement, les parlementaires et les associations d’élus locaux, après avoir unanimement demandé le report du deuxième tour de l’élection municipale et le maintien des résultats du premier, demandent maintenant de réunir les conseils municipaux de plus de 30.000 communes en fin de semaine, afin d’installer les nouveaux élus. 

Il faudrait réunir ensuite des conseils intercommunaux. La CUCM par exemple devra rassembler plus de 100 personnes dans la même pièce, la ville du Creusot au moins 50. Au nom de quoi les élus et les personnels territoriaux devraient-ils exposer leur vie et contribuer à la propagation du virus alors que le confinement est demandé à tous ? Quelle urgence le commande ?

Les équipes sortantes peuvent tout à fait assurer la continuité des affaires courantes (alors que presque partout en France les maires sortants ont été réélus au premier tour) dans une période où plus de 5000 communes n’ont pas procédé à l’élection de leurs représentants, où de toute façon, aucun projet d’envergure ne verra le jour et où les services publics sont pour l’essentiel suspendus. Nous ne devons pas exposer les agents. Nous ne devons pas contribuer à la propagation du mal.

Je l’avais indiqué aux services de la ville du Creusot. Or, je reçois ce matin une seconde convocation pour l’élection du maire, ce dimanche.

Je demande instamment à l’Etat de suspendre la tenue de ces conseils municipaux puis communautaires. Je dis aux maires qu’il serait totalement irresponsable de procéder à une réunion de conseil alors que le pays est en confinement. Nous ne devons pas contribuer par des attitudes légères à la propagation de la maladie. Je n’accepterai pas que nous mettions en danger des vies humaines pour un conseil municipal. Il y aurait les élus au dessus des règles et les autres confinés. 

Cette pandémie doit nous rendre humble. Il faut accepter que la vie économique, la vie sociale, les petits intérêts locaux comme les projets techniques les plus ambitieux soient en suspens. La vie, pour continuer, doit suspendre son mouvement Acceptons que le temps et les affaires courantes connaissent un temps d’arrêt.

Au Creusot si en dépit de tout respect des règles élémentaires de protection sanitaire, celles qui s’appliquent à l’ensemble de la société, il était décidé du maintien de la réunion du conseil, je demanderai aux élus de mon groupe de ne pas s’y rendre. J’irai, seul, seulement par respect pour les Creusotins qui nous ont apporté leur voix. 

Nous réduirons ainsi d’autant les risques. Nous savons que l’afflux de malades arrive. L’annulation de cette réunion me semble la seule attitude responsable en raison de la situation sanitaire du pays. C’est aussi une attitude de respect pour les soignants qui font un travail admirable et sauvent des vies dans des conditions difficiles. Ils n’ont pas besoin de malades supplémentaires. 

Prenons la pleine mesure de la situation. 

4 commentaires

  1. Ah Monsieur Landre, la défaite est bien difficile à digérer et même en période de pandémie, vous vous permettez, sous couvert de bienveillance et d’un sens des responsabilités que vous n’avez jamais eu, d’envoyer encore une pic contre votre adversaire. L’heure n’est plus à la guéguerre politique, vous aurez 6 ans pour pratiquer votre sport favori, alors patience et ravalez votre fierté !
    Mais ne vous en déplaise M. Landre, ce n’est pas à M. Marti, ni même au 30000 maires élus au premier tour de décider le maintien ou non des conseils municipaux ! c’est le ministre de l’intérieur qui en a le pouvoir, pas le maire et encore moins vous !
    Mais peut-être espérez-vous encore une annulation du 1er tour ?
    Allez, soyez sérieux, la situation sanitaire est grave, fichez-nous la paix avec vos communiqués !

    • Madame vous êtes bien digne du maire que vous avez élu. D’une mauvaise foi effarante. Marti hier en fin d’après midi a fait une vidéo appelant les conseillers municipaux à se réunir Dimanche. Et hop miracle elle a disparu aussitôt que le 1er ministre LREM a dit qu’il ne fallait pas réunir les conseils municipaux pour l’élection des maires. Normal pour un maire soutenu par LREM il obéit…

  2. ça semble parfaitement justifié ….. c’est quoi l’important aujourd’hui …

  3. Charles LANDRE a totalement raison, c’est même une nécessité de ne pas rassembler des individus dans ce contexte . D’ailleurs pourquoi certaines municipalités auraient droit de disposer de maires « modèle 2020 » alors que d’autres devront conserver encore plusieurs semaines l’ancien modèle, voire plusieurs mois…
    Dans cette période à haut risque, ne pourrait-on pas réfléchir à un mode d’installation des nouveaux élus un peu plus moderne, sans avoir à regrouper des gens dans un même lieu? Il en va de la santé de nous tous.

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