Blanzy – Florian Durandin, un grand talent au volant d’une « petite voiture »

Ils vont vite, très vite, peuvent atteindre les 70/80 km/h en ligne droite et comme les grandes sur les pistes de terre, font de la poussière. Les buggys au 1/8 électriques ont l’avantage de ne pas faire de bruit et sont des 4×4 bourrés de technologie dont les réglages sont aussi précis que les versions du Dakar.

Ce week-end, sur la piste des Alouettes à Blanzy, le CMARC (club montcellien d’auto radio commandée) accueille et organise la coupe de France avec la présence de 122 pilotes, les meilleurs. Parmi eux, un pilote du club local, il habite Mont-Saint-Vincent et à 21 ans, il est unes des figures de ces passionnés qui vont plus vite que leur ombre.

En 2019, Florian Durandin a été sacré champion de France National en TT 1/8 Brushless (électrique) et a même participé au championnat d’Europe. Aujourd’hui à 21 ans, c’est sa première saison en Elite. Il a rejoint le gratin dans lequel il pointe à la 30e place. « Ici à la coupe de France, j’espère me classer dans les 20 premiers. Mieux, je prends aussi » dit-il.

Sur la piste des Alouettes, il est chez lui, un petit avantage dont il va essayer de tirer profit mais face aux meilleurs, « ils vont très vite performer, à moi de trouver les bons réglages ». Il profite des essais libres du vendredi avec son mulet pour préserver sa voiture de course qu’il pilotera ce samedi en qualifications et dimanches en finales.

Florian Durandin est pilote officiel de la marque japonaise Mugen qui a été championne du monde plusieurs fois. « J’ai la même voiture » souligne-t-il mais il a encore besoin d’expérience, de participer à de nombreuses courses pour atteindre les sommets. Son expérience en motocross lui est précieuse même s’il est derrière une radio avec un volant. « Déjà la petite voiture c’est moins dangereux mais ça reste un sport mécanique. Sur les bosses, il y a des similitudes avec le motocross. Je ressens si ça glisse ou pas, j’ai des sensations à distance ».

La différence entre les meilleurs et les autres, ce n’est pas la mécanique, « ce sont les réglages sur les suspensions, les différentiels ou encore le choix des gommes ». Alors Florian Durandin apprend et vite. Les pneumatiques, sur un week-end il en utilise quatre trains. C’est 40 € par train de pneus.

Sa voiture hier lors des essais portait le numéro 13. Un bon signe ?

Jean Bernard

Samedi 21 août : toute la journée, manches qualificatives

Dimanche 22 août : les finales

Entrée gratuite, il est demandé de présenter le pass sanitaire aux 18 ans et plus ou un test PCR de moins de 72 heures

 

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